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RUFFEC AC
Steeve BARRY Né le 18/04/1991

Poste : Centre (6)

En contrat FFR depuis : 07/2012
1 M 81– 89 kg

Clubs successifs : Ruffec AC, SC Angoulême, Stade Rochelais

Quel est l’objectif de la saison:
Être dans les 6 premiers mondiaux et être champions du Monde

Comment j’ai découvert le rugby à 7 :
Grace au championnat de France de rugby à 7 des clubs (Espoirs Pro)

Mon tournoi IRB Sevens préféré:
Wellington pour l’ambiance et le niveau

Que représentent les JO pour moi:
C’est la plus grande et importante compétition au Monde

Ce que je préfère dans le rugby à 7 :
Le jeu, la liberté et les espaces

Ce que j’aime le moins dans le rugby à 7 :
Rien

France 7 : Le portrait de Steeve Barry . Novembre 2012

Steeve Barry: le talent force sept SUR CHARENTE LIBRE


Steeve Barry était de passage à Ruffec samedi à deux semaines de la Coupe du Monde.. PHOTO/Photo Christian Sardin


A la fin du mois, le Ruffécois Steeve Barry sera à Moscou avec l'équipe de France de Rugby à VII pour y disputer la coupe du Monde. Il rêve aussi de participer aux jeux Olympiques de Rio. Rencontre avec un garçon ourdi de talent.

Attention. Ce bel athlète au regard d'ange et à la douceur exquise, presque timide, est un redoutable guerrier. Les plus terribles des Australiens, des Fidjiens, ou des Néo-Zélandais s'en méfient comme de la peste. Le Charentais Steeve Barry, neveu de Michel Barry alias "Wally", ancienne figure du SCA, est titulaire de l'équipe de France de rugby à VII. Une des disciplines sportives les plus rudes et les plus exigeantes du monde. Rencontre avec un surdoué qui était de passage en famille samedi à Ruffec avant de regagner Marcoussis.

Qu'est-ce qui vous plaît dans le rugby à VII?
Steeve Barry. On bénéficie de plus d'espace et de beaucoup plus de liberté dans le jeu. On touche plus de ballons. Mais attention, cela exige de la vitesse mais aussi des appuis plus francs.

Quelles en sont les contraintes?
Elles sont nombreuses. Il faut toujours être à 200%. Donc sur le plan physique il faut une préparation très exigeante. C'est simple, tu rates un plaquage et c'est un essai direct. Tu fais une mauvaise passe, c'est pareil. ça ne pardonne jamais. Au rugby à XV, tu peux toujours compter sur un coéquipier pour te sauver le coup. A VII, c'est mission impossible.

Comment fonctionne l'équipe de France de rugby à VII?
Les contrats pros sont nés en 2009. Avant, elle était composée de joueurs issus des clubs. Maintenant, c'est une vraie équipe, dirigée par Frédéric Pomarel. Nous sommes 12, bientôt 14, sous contrat pro et nous nous entraînons à Marcoussis, du lundi au vendredi. Cela nous permet aussi de mieux nous connaître, de travailler ensemble plus assidûment, et de bénéficier d'une vraie opposition avec les éléments de l'équipe de France des moins de 20 ans. Les résultats ne se sont pas fait attendre, puisque nous sommes passés de la 15e à la 5e place du classement mondial.

Vous rencontrez souvent les autres équipes?
Tous les deux mois nous partons pour deux semaines pour participer à des tournois sur tous les continents du monde.

Quel est le programme de l'équipe de France ?
Notre prochain rendez-vous est la coupe du Monde à Moscou, les 29 et 30 juin. On le prépare à fond. Pour pallier au remplacement de Renaud Delmas, c'est le Clermontois Jean-Marcelin Butin qui a été appelé. Nous avons la chance de tomber dans une poule favorable avec l'Australie, l'Espagne et la Tunisie. On n'a jamais joué la Tunisie, mais on a battu trois fois l'Espagne, et on compte deux victoires contre l'Australie contre deux défaites. Ce ne sera certes pas facile, il n'y a que le 1er de poule qui est qualifié, mais on aurait pu tomber d'entrée contre la Nouvelle-Zélande, les Fidji ou le Kenya. En tout état de cause, l'objectif de l'équipe de France de Rugby à VII c'est de remporter la coupe du Monde.

Et il y a dans trois ans les Jeux Olympiques de Rio...
Le rugby à VII va faire son entrée aux JO à Rio. Toutes les équipes s'organisent dans ce but. Le niveau a donc considérablement augmenté ces cinq dernières années. Des nations comme les Fidji, la Nouvelle Zélande, les Samoa ou l'Afrique du Sud, où le rugby est le sport roi, tenteront de profiter de cette aubaine pour grappiller des médailles. La France aussi s'y prépare d'arrache-pied.

Christian SARDIN